En 2014, j’avais écrit sur mon blog une « lettre de démotivation » pour faire part de mon exaspération vis-à-vis du marché du travail. 3 ans plus tard, bien des choses ont changé ! C’est pour cette raison que j’ai décidé, dans cet article, de répondre à la lettre que j’avais écrite en 2014.

Ma lettre de démotivation

Actuellement étudiant en communication, je suis à la recherche d’un stage afin de me permettre d’assouvir ma passion dans la rédaction. Je ne demande pas un traitement de faveur, et ne souhaite disposer d’aucun passe-droit. Je suis déterminé à faire mes preuves au sein de votre équipe, non pas pour vous apporter le café et les croissants tous les matins, mais pour faire ce que je fais le mieux : écrire.

Dans ce paragraphe-là, mon opinion n’a pas changé. Je pense toujours que la passion est un élément moteur pour être efficace et s’insérer dans une équipe. Bravo, Karim de 2014 !


Je vous sortirais volontiers les platitudes habituelles dont les lettres de motivation sont remplies : je suis motivé, déterminé, consciencieux, perfectionniste… Et cela serait sans doute, pour une fois, la vérité absolue. Je me suis fait passer tellement de fois pour motivé alors que je postulais pour des stages qui ne me plaisaient absolument pas que j’avais perdu de vue ce qu’était la véritable motivation.

Alors là, ça ne va pas du tout du tout… Si je n’étais pas motivé pour les stages auxquels je postulais, alors pourquoi le faire ? Sans doute pour suivre le mouvement de mes camarades de promo, qui privilégiaient le pragmatisme à la passion. Désolé, version Karim de 2014, tu avais tout faux ! Ne jamais postuler à des offres si tu n’es pas motivé à 200% ! Ne postule plus jamais à des offres juste pour postuler, car désormais, tu n’es plus un mouton qui se sent obligé de suivre le reste du troupeau.


Ne soyons pas hypocrites et avouons-le : nous avons tous envoyé des lettres de motivation ou notre motivation n’était pas si grande que cela. La lettre de motivation est devenue obsolète, ringarde et est très souvent copiée d’un forum à l’autre par des postulants en manque de… motivation.

Sur ce point-là, mon opinion est restée la même, à quelques détails près. La lettre de motivation n’est plus, à elle seule, un outil permettant d’attester de la motivation d’un candidat. Cependant, si elle est utilisée à bon escient, elle peut permettre de susciter l’intérêt des recruteurs… À condition d’être originale, et surtout sincère ! Mais nous sommes en 2017, et il existe de nombreuses manières de prouver à un employeur sa motivation. Vive la CRÉATIVITÉ !


Employeurs français, il est étrange pour moi de vous dire que le meilleur stage que j’ai jamais fait et dans lequel j’ai appris le plus de choses sur moi-même s’est déroulé aux États-Unis, bien loin des vertes contrées de mon pays natal où j’essuyais refus sur refus. À méditer…

Ce point de vue pessimiste n’est plus du tout vrai désormais. J’ai eu la chance de faire de très bons stages en France, et je remercie d’ailleurs les différentes personnes qui m’ont permis d’enrichir mon parcours professionnel au sein de leurs structures.


Mettons-nous d’accord… Un stage permet d’acquérir de l’expérience dans un domaine dans lequel on souhaite éventuellement travailler. Jusque-là, sommes-nous d’accord ? Très bien, alors expliquez-moi ceci chers employeurs : comment pouvez-vous exiger d’un stagiaire qu’il ait de l’expérience dans un domaine, alors que celui-ci postule justement dans votre entreprise pour en acquérir ? Existe-t-il une entreprise en France qui ne demande pas, pour faire un simple stage, un diplôme validé ? Je ne comprends pas l’intérêt de ce type de stage, à moins qu’il s’agisse d’une nouvelle forme de stage dont je n’ai pas entendu parler et que je ne souhaite surtout pas connaître.

Cher Karim de 2014, tu brilles par ton pessimisme… Mais je te comprends encore en 2017 ! Je connais bien des stagiaires qui se voient obligés d’assurer des postes qui mériteraient un salaire digne de ce nom. Certains employeurs oublient toujours que la fonction d’un stagiaire n’est pas de remplacer un salarié, mais de former un futur salarié. Ce n’est clairement pas la même chose, n’est-ce pas ?


Dans l’attente d’une réponse qui ne viendra probablement jamais, car il serait évidemment une perte de temps de votre part de me répondre, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mon indignation et de ma résignation la plus distinguée.

Cher Karim pessimiste de 2014, arrête tout de suite ! Certes, des employeurs ne prennent pas la peine de répondre, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut sombrer dans le désespoir. Désormais, tu sais que tu es le seul maître de ton destin. La résignation et le dépit ne font plus partie de ton ADN. Tu es désormais un combattant ! Rien ni personne ne te fera reculer et abandonner tes rêves. Tu es prêt à essuyer des montagnes de refus, car tu sais ce que tu vaux, et tu sais que le chemin qui mène vers le succès est long et pénible. 

Laisse de côté le pessimisme et la panoplie de Caliméro, et bats-toi !


C’est avec grand plaisir que je constate que je ne suis plus le même qu’il y a 3 ans, et tous les progrès que j’ai pu accomplir. Il est toujours bon de regarder dans le rétroviseur pour voir d’où l’on vient, et ainsi mieux préparer le futur !

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste…

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