Cet chronique n’est aucunement une review de Tales from the Borderlands. J’en écrirai une dès que les 5 épisodes seront sortis, et je jugerai ainsi le jeu dans son ensemble. De plus, cet article comporte des spoils concernant Borderlands 2.

 

J’aimerai vous parler aujourd’hui d’un jeu dont on n’entend pas suffisamment parler à mon goût : Tales from the Borderlands. Je ne m’explique pas forcément les raisons du relatif silence autour de cette licence de Telltale, voir même des jeux Telltale en général. Overdose de jeux épisodiques ? Dédain des « hardcore gamers » envers le genre ? Là n’est pas le débat, et le but de cet article est simplement de rendre à Telltale ce qui lui revient de droit : des louanges vis-à-vis du travail accompli avec la licence Borderlands, dont je n’étais pas particulièrement fan jusqu’à présent.

L’histoire de Tales from the Borderlands

Rhys, l'un des personnages qui sera jouable dans Tales from the Borderlands

Rhys, l’un des personnages jouables de Tales from the Borderlands

Tales From the Borderlands reprend les bases de la licence Borderlands et se l’approprie comme seul les studios Telltale savent le faire : avec respect et créativité. L’histoire de TFTB (l’abréviation va me faire gagner du temps) se situe peu après celle de Borderlands 2 ( que je n’ai jamais pu finir, je vous expliquerai pourquoi un peu plus tard). Le Beau Jack (The Handsome Jack en VO : avouez que cela a quand même plus de classe), président de la société Hyperion, a été tué par des chasseurs d’Arches, à la recherche des trésors qu’elles recèlent. Les 5 épisodes que composent le jeu nous permettront d’incarner Rhys, un employé d’Hyperion qui va se retrouver sur la planète Pandora en compagnie de son ami et collègue Vaughn. La planète est supposée accueillir une Arche, qui permettrait à Rhys d’assouvir une vengeance personnelle dont je tairais l’objectif pour limiter le spoil. Cependant, un autre personnage jouable sera également disponible : il s’agit de Fiona, une arnaqueuse professionnelle qui sévit sur Pandora avec l’aide de sa soeur Sasha et de son mentor, Felix. L’intrigue nous fera ainsi incarner deux personnages qui n’ont à priori rien en commun et tout pour  s’opposer, et cette dualité entre les deux protagonistes nous fera connaitre des moments savoureux que je n’ai pu observer dans aucun autre type de jeu auparavant. C’est aussi cela Borderlands : un humour parfois corrosif, très second degré et qui bouscule les clichés provenant d’autres jeux vidéo. J’ai très rapidement adhéré à cet humour associé à des doublages de qualité, comme pour celui de Rhys, interprété par l’excellent Troy Baker.

Pourquoi je n’aimais pas Borderlands

Je vous l ‘avait dit un peu plus haut : je n’ai pas eu l’occasion de terminer Borderlands 2, jeu qui était pourtant encensé par la critique à l’époque de sa sortie en 2012. La raison est simple : J’ai été véritablement géné par un élément en particulier. L’humour du jeu n’était vraiment pas ma tasse de thé, je trouvais les dialogues extrêmement vulgaires, et les interventions du « Beau Jack » (je n’arrive pas à m’y faire, je préfère l’appeler Handsome Jack) étaient tout aussi vulgaires. Le président d’Hyperion ponctuait presque chacune de ses phrases du mot « cul », à tel point que cela me gênait considérablement. Je ne suis pourtant pas d’une nature frileuse ou coincée, mais je n’ai vraiment pas aimé la vulgarité gratuite et la caricature des doublages français. Je me dit que j’aurais peut-être du persévérer, ou me débrouiller pour installer les doublages en anglais si cela avait été possible (je jouais sur PlayStation 3 à l’époque).

Et Telltale réinventa la licence Borderlands

C’est peut-être pour cette raison que j’aime autant Tales From The Borderlands. Quand j’ai lancé le premier épisode, je ne m’attendais pas du tout à avoir un tel coup de coeur sur ce jeu. L’humour de la licence, qui m’avait gêné en 2012, m’a fait éclater de rire en 2015. Ai-je changé à ce point en trois ans ? Je ne pense pas, et si les tous les jeux de la licence Borderlands possèdaient le même humour, je filerai au magasin le plus proche pour me procurer Borderlands : The Handsome Collection sur PS4 qui regroupe Borderlands 2 et Borderlands : the pre-sequel. Je me dis que, grâce à Tales from the Borderlands, j’ai pu redécouvrir une licence du jeu vidéo qui a de nombreux fans. C’est là l’une des forces des jeux de Telltale. En se réappropriant des licences phares, comme The Walking Dead ou encore Game of Thrones, Telltale offre son angle de vue sur celles-ci, tout en en explorant une face cachée qui était inconnu des fans jusqu’alors. C’est aussi une manière pour les néophytes, comme moi, de découvrir des licences qui m’étaient inconnu jusqu’alors. Les studios Telltale m’ont fait découvrir The Wolf Among Us, inspiré par les comics Fables et dont je suis devenu un fervent fan. Alors, pour tout ce travail, je ne peux que les remercier chaudement, et je vous recommande également de vous intéresser à Tales from the Borderlands : vous ne le regretterez pas. Seul obstacle éventuel : le jeu est pour le moment uniquement disponible en anglais, avec des sous-titres également anglais. Une bonne connaissance de la langue de Shakespeare est donc requise pour profiter pleinement des 3 premiers épisodes sortis à ce jour (5 épisodes sont prévus au total). Et pour vous donner envie d’en savoir plus, j’ai inclus le trailer du premier épisode de Tales from the Borderlands, que vous pouvez lancer au début de cette chronique. Enjoy !

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste...

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