J’aime parler dans mon espace d’expression préféré des oeuvres qui m’ont marqué. Le film « Nos étoiles contraires » fait définitivement partie de ces oeuvres là. Réalisé par Josh Boone, « Nos étoiles contraires » est adapté d’un roman éponyme de John Green, paru en 2012. Le film et le roman racontent l’histoire de Hazel Grace Lancaster (interprétée par Shailene Woodley) et d’Augustus Waters (Ansel Elgort), deux adolescents qui vont vivre une fabuleuse et intense histoire d’amour. Le lieu de leur rencontre sort déjà de l’ordinaire : Hazel et Augustus ne se rencontrent pas dans une situation cliché comme on peut le voir dans des centaines de films à l’eau de rose, mais lors d’une réunion de groupe de soutien pour les personnes atteintes de cancer.

Très sincèrement, avant de visionner le film, je m’attendais vraiment à voir un de ces films clichés, consensuels et pleins de bons sentiments comme le sont la plupart des films traitant de maladies. Et j’ai également pu lire des critiques qui attribuaient à « Nos étoiles contraires » les qualificatifs que j’ai cité dans la phrase précédente. Mais je ne suis vraiment pas d’accord avec ces critiques et croyez-moi, si ce film était vraiment gnan-gnan, je n’aurais pas hésité à le dire. J’ai trouvé au contraire que ce film traitait le thème du cancer de manière décalée et inédite. Hazel et Augustus ne tombent pas amoureux car ils font parti du même groupe de soutien et qu’ils portent tous les deux l’étiquette de « Malade du cancer ». Non, leur histoire d’amour se construit sur des bases bien éloignées de celle de la maladie, de l’apitoiement sur soi, et de la pitié envers les autres. L’histoire d’amour entre Hazel et Augustus se bâtit grâce à leur répartie, à leur humour commun qui se moque de la maladie, qui la défie.

Un film où des adolescents atteints de cancer ne se cachent pas derrière cette étiquette de « malade » est-il un film cliché ? On pourrait le penser, et c’est peut-être l’opinion que pourrait avoir une personne qui verra « Nos étoiles contraires ». Mais cela n’a pas été mon cas, en tout cas pas pendant la majorité du film. Quand Augustus porte à sa bouche une cigarette en ne l’allumant jamais (une manière pour lui de garder le contrôle sur l’objet, et ainsi de « tromper la mort »), certains pourraient voir là un passage cliché, mais pas moi. En revanche, la partie du film où Hazel et Augustus se rendent à Amsterdam dans la maison d’Anne Frank peut paraitre cliché et était clairement superflu.

Comme d’habitude, je ne peux que vous conseiller de vous forger vous-même votre opinion. Pour ma part, « Nos étoiles contraires » est un film que j’ai apprécié. Il me donne également envie de lire le roman éponyme de John Green, afin d’avoir un aperçu de l’histoire originale et de compléter mon jugement de l’adaptation cinématographique.

Comme d’habitude, j’attends vos réactions dans les commentaires ci-dessous.

Bande-annonce : « Nos étoiles contraires » (réalisé par Josh Boone)

Critique de Nos étoiles contraires : l'amour à tout prix
J'ai aimé
  • La prestation de Shailene Woodley (Hazel Grace Lancaster)
  • Le cancer relégué au second plan derrière une belle histoire d'amour
J'ai moins aimé
  • Quelques passages clichés
  • Le passage dans la maison de Anne Frank
3.5Note Finale
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A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste...

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