Il est temps pour moi d’inaugurer la rubrique cinéma de mon blog, avec la présentation d’un premier film sur lequel je vais vous donner mon avis. Le film en question est La Vie rêvée de Walter Mitty, réalisé par l’acteur Ben Stiller, un homme qui se plait visiblement à endosser les multiples facettes que peut lui offrir l’industrie cinématographique.

La Vie rêvée de Walter Mitty  est le second film que j’ai pu voir en ce début d’année 2014, et il ne sera vraiment pas aisé de donner mon avis à son sujet, tant il a suscité en moi des réactions diverses au fil des minutes.

Présentons en quelques lignes le synopsis du film : Walter Mitty, incarné par Ben Stiller, est un véritable anti-héros. Sa timidité maladive l’empêche de s’ouvrir aux autres, et sa vie peu palpitante l’enferme dans la routine la plus totale. Walter Mitty est un employé du magazine Life, et possède une imagination plus que fertile ! Le début du film nous donnera l’occasion d’entrevoir quelques-uns des « délires » que Walter Mitty met en scène pour s’extirper de son quotidien banal. Ces séquences de rêverie éveillée sont assez drôles et surprenantes dans la manière dont elles interviennent dans le déroulement du film. Ce concept de vie rêvée et narrée à l’écran me rappelle un peu, pour ceux qui connaissent la série Scrubs, les errements du personnage principal John Dorian, qui aime lui aussi se perdre dans ses fantasmes les plus délirants.

Bien évidemment, que serait une comédie dramatique sans une jolie demoiselle dont le héros est secrètement amoureux ? C’est ici Cheryl Melhoff, collègue de travail de Walter Mitty (interprétée par la talentueuse Kristen Wiig) qui endosse ce rôle qui lui va à la perfection, bien loin des clichés habituels. Le scénario du film décolle vraiment quand Walter Mitty est chargé de retrouver le négatif 25 du célèbre photographe Sean O’Connell (incarné par Sean Penn) indispensable pour boucler la dernière une du magazine Life. La vie de Walter Mitty va alors prendre un tournant radical, entre sa quête afin de retrouver Sean o’Connell et l’évolution de sa relation avec Cheryl Melhoff.

Le déroulement du film transporte vraiment le spectateur dans des environnements variés, et les scènes tournées en Islande, tout près du volcan Eyjafjallajokull (bon courage pour la prononciation) sont sublimes. Je ne vous parlerai pas d’un autre décor qui m’a lui aussi envoyé du rêve, mais sachez ceci : La vie rêvée de Walter Mitty est un film pour le moins dépaysant ! La composition musicale du film est assez bonne, et j’aurais pu jurer reconnaitre certaines parties remixées de l’OST (Original Sound Track) du jeu Red Dead Redemption à certains passages du film.

Là où le film m’a le plus interpelé, c’est dans mon constant questionnement à propos de certains passages. Je me posais constamment les mêmes questions : Est-ce que ce que vit Walter Mitty est bien réel ? Ne s’agit-il pas encore d’une de ses illusions dont nous a habitué Ben Stiller depuis le début du film ? Les interrogations sont constantes, et m’ont permis de m’interroger de manière globale sur d’autres notions : Peut-on faire de nos rêves de la réalité ? Peut-on vivre nos rêves ? Je n’irai pas plus loin dans ce début de débat philosophique mais je pense qu’il est important de souligner que Ben Stiller aborde ces questions dans son film avec un talent et un sérieux qui m’ont étonné.

Au niveau des défauts je soulignerai le rythme qui est par moment inégal, en particulier avec la première partie du film. En revanche, je tiens à adresser une mention spéciale à la seconde partie du film qui nous transporte de paysages en paysages pour finir avec un final aussi émouvant que saisissant, qui a réussi à m’arracher quelques larmes, chose qui n’est pas facile croyez-moi.

Au final, La vie revée de Walter Mitty est un film qui souffle le chaud et le froid. La première partie du film s’avère quelconque tandis que la seconde partie parvient à susciter chez le spectateur que j’étais des émotions et des interrogations auxquelles je ne m’attendais pas avant le début de la séance. Mais cela est aussi la beauté du cinéma : savoir lâcher prise sur ses à priori et se laisser transporter simplement de découvertes en émotions.

Voilà pour ma première critique de film ! Et vous, avez-vous vu le film ? Quelles ont été vos impressions sur celui-ci ? J’attends vos réactions dans les commentaires ci-dessous.

Bande-annonce : La Vie rêvée de Walter Mitty

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste...

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  • Ben

    Je n’ai pas encore regardé le film..
    D’après ta critique, c’est un film sympathique et qui pourrait susciter une certaine réflexion chez le spectateur sur la barrière entre le réel et l’imaginaire, j’aime bien (La philo je kiff ^^). Aussi, c’est un mec qui mène une autre vie dans ses songes.. génial x)
    Faut que je regarde

    • En effet oui, je suis assez porté philo moi aussi donc ce film m’a plu, il faut au moins lui laisser une chance même si au niveau des critiques les rédactions n’ont pas été tendres…

      • Ben

        En effet, j’ai remarqué cela.. Mais j’en jugerai par moi même ^^

        • Il vaut mieux toujours se faire sa propre opinion en effet !

  • *Yannou Minou

    Très bonne critique pour un film je trouve tout aussi bon. Pour tout dire, je l’ai vu le jour de la sortie. J’ai adoré et j’ai fait une « rechute » islandaise à cause de ça. (Ce pays m’étonne, me donne envie, me fait rêver… Ca fait des années que j’en rêve.). Du coup je n’ai pas su résister à la tentation de retourner le voir une deuxième fois. Et j’ai envie d’y retourner.
    Premier film à m’arracher des larmes au cinéma. Le combo Islande/ »King and Lionheart » des Of Monsters And Men (la douce voix de Nanna Bryndis Hilmarsdottir <3)/l'épanouissement d'un homme qui revit m'a été fatal.

    Bref, allez voir ce film..

    • C’est tellement un pays que j’aimerai visiter l’Islande. Ben Stiller fait un film qui arrive à me faire larmoyer, donc chapeau à lui ! J’aurais aimé le voir en VOST moi par contre… Ce sera pour quand je le reverrai 🙂