Voilà maintenant plus d’un an que j’ai quitté Paris, ma ville natale dont je vous parlais dans cet article. Il me semblait important de tirer le bilan de cet anniversaire, afin de vous faire partager l’expérience de l’ex-parisien que je suis, qui s’est installé à proximité de la ville de Nantes.

Tout d’abord, j’aimerai attirer l’attention sur la forme de condescendance qui a entouré ma décision de m’exiler hors de Paris. Dans ma fac, certaines réactions de mes camarades étaient assez tristes. Comment, ô diable comment ai-je pu quitter « Paris, cette ville de rêve qui offre tout » ? Je caricature à peine, mais c’est une synthèse de certaines réactions qui ont entourées mon déménagement à Nantes. Certains de mes camarades ne savaient même pas où se situait la ville en France, mais je ne peux pas trop leur en vouloir, moi-même étant très médiocre en géographie. Ce qui m’a en revanche plus gêné, c’est cet espèce de dédain envers une ville que mon entourage ne connaissait même pas, mais qui n’était pas Paris. Or forcément, c’est bien connu, toute ville qui n’est pas Paris est forcément située en pleine cambrousse, à proximité de fermes et de vaches en plein air… Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, ma phrase précédente était ironique, et résumait également certains préjugés de mes camarades de faculté, fervents parisiens qui contribuent largement au mépris et aux préjugés du parisien typique.

Qu’une chose soit claire : Je suis né à Paris et j’ai vécu plus de 23 ans dans cette ville. Mais j’étais arrivé à un stade où je n’en pouvais plus de tout ce monde, du métro souterrain, des bobos arrogants et pédants qui s’imaginent être supérieurs car ils vivent à Paris. J’ai côtoyé bien des personnes correspondant  au cliché type du parisien : méprisant envers ce qu’ils appellent avec dédain « la province« , affichant un air supérieur… Cela m’excède profondément, et j’ai beau être un parisien, je ne supporte pas ce genre d’individus. J’ai toujours voulu aller voir ailleurs, et j’ai souvent aimé mes voyages hors de Paris, qui me permettaient de découvrir ce qu’il y avait au delà du périphérique parisien. Oui, chers lecteurs, on peut être parisien et ne pas penser que Paris est la meilleure ville de tous les temps !

C’est donc avec la même envie de découverte que je me suis attelé à découvrir Nantes, une ville chargée d’histoire et de recoins sympathiques que ma chérie m’a fait découvrir. J’ai aimé découvrir les fabuleuses Machines de l’île, faire un tour du côté du Passage Pommeraye ou encore monter au sommet de la Tour Bretagne et boire un verre au Nid. Je ne suis ici que depuis un an, et je suis déjà très séduit par cette ville qui a encore beaucoup de choses à me révéler. Les nantais me semblent moins stressés et écrasés par le poids de la vie que le sont les parisiens. Ils sont également plus polis et moins renfermés dans l’ensemble, il faut bien l’admettre. De plus, le gros avantage de Nantes, c’est que la ville est très proche de Paris (un peu plus de deux heures en TGV). Cela est pratique pour rendre visite à ma famille et mes amis. Je ne sais pas si je pourrais m’éloigner d’avantage de la capitale parisienne, car j’aime l’idée d’être proche de Paris, qui reste ma ville natale et à laquelle je reste attaché malgré ses défauts. J’aimerais également découvrir la ville d’Angers, qui figure à la première place des villes françaises en terme de qualité de vie d’après une enquête menée par L’Express, et qui me rapprocherait encore plus de Paris.

J’espère que cet article vous a plu, et que vous avez apprécié l’expérience d’un ancien parisien installé en Loire-Atlantique. En espérant que celle-ci vous motive, si vous êtes un parisien obstiné, à vous ouvrir à d’autres horizons et découvrir d’autres villes !

Je vous quitte sur un diaporama de photos de Nantes par le photographe Guillaume Leray, qu’il a posté sur son blog à l’adresse suivante. Ces magnifiques clichés, pris de nuit, mettent en lumière les alentours du chateau des Ducs de Bretagne.

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste…

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2 Réponses

  1. Leylouche

    Et c’est qui qui croyait qu’il y avait un décalage horaire entre Paris et Rochefort?

    Répondre

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