Ah, la Petite Maison dans la prairie… Maintes fois diffusée depuis les années 70, cette série culte a permis à des générations entières de découvrir des intrigues inspirées des romans de Laura Ingalls Wilder.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, voilà un court résumé de l’histoire : Charles Ingalls et sa femme Caroline, en quête d’un endroit paisible afin de vivre leurs vies, décident de s’installer avec leurs filles Mary, Laura et Carrie à Plum Creek, tout près d’un village du nom de Walnut Grove. Ainsi va débuter la série, qui va retracer la vie de Laura Ingalls et de sa famille à travers de nombreuses intrigues tantôt joyeuses, tantôt déchirantes…

Walnut Grove, un endroit où il fait bon vivre !

Ce petit village est le symbole même de la communauté parfaite. Si vous souffrez et avez besoin d’aide médicale, le bon vieux docteur Baker sera là pour veiller sur vous. Besoin de faire des courses ? Le magasin des Oleson, tenu par le très gentil Nels Oleson et sa femme, la redoutable Harriet Oleson vous procurera tout ce dont vous avez besoin. Vos enfants pourront aller à l’école pour s’instruire auprès de la très sympathique Mademoiselle Beadle. Sans oublier le très charitable révérend Alden qui célèbre les offices du dimanche avec des sermons qui visent toujours le cœur de ses fidèles ! Bref vous l’avez compris, Walnut Grove se compose de citoyens tout aussi serviables que sympathiques. Le charme d’une petite ville de campagne allié à la bonté de sa communauté !

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Nellie Oleson, personnage culte détesté par des générations entières !

La famille Ingalls, une famille idéale 

Dans la famille Ingalls, je demande Charles Ingalls, le père ! Bien que la série ait pour personnage principal la petite Laura, son père lui piquerai presque la vedette tellement celui-ci bénéficie d’une aura importante. Charles Ingalls est un homme bon, généreux, travailleur qui a bâti la maison dans laquelle vit sa famille de ses propres mains. Mais derrière tout homme bon se cache une femme d’exception ! Et Caroline Ingalls est incontestablement ce genre de femme. C’est une mère d’exception, qui élève ses filles avec amour, mais aussi avec sévérité. Une sévérité maîtrisée, calculée avec laquelle les enfants Ingalls grandiront et grâce à laquelle ils seront aptes à faire face à une vie aussi douce que brutale. Les Ingalls vivent dans une maison très petite, ou l’on se marcherait presque dessus. Une maison bien pleine… d’amour !

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Le personnage de Charles Ingalls est interprété par Michael Landon

Une vie riche… et brutale.

Malgré un cadre familial idyllique, le quotidien des Ingalls n’est pas tout rose, bien au contraire. Au cours de la première saison, Caroline Ingalls donnera naissance à un fils qui était attendu depuis bien longtemps par Charles. Mais le nouveau né décédera rapidement, des suites d’une maladie inconnue… A la fin de la 4ème saison, Mary Ingalls, la grande sœur de Laura, deviendra aveugle et devra apprendre à gérer son handicap. Mais le drame qui m’a sans conteste le plus marqué dans la série est celui de l’Incendie, ou le fils de Mary Ingalls et de son mari Adam Kendall trouvera la mort en compagnie d’Alice Garvey, une amie proche de la famille Ingalls. La mise en scène de la séquence est plus que déchirante, d’autant plus lorsque l’on sait que le responsable de cet incident se trouve être… Albert Ingalls, fils adoptif de Charles Ingalls et donc frère adoptif de Mary !

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Caroline et Mary Ingalls, lors de l’épisode de l’Incendie (6ème saison)

Une série pleine d’amour !

Nous l’avons donc vu, la Petite Maison dans la prairie est pleine de drames et d’événements bouleversants. Mais ce qui est encore plus touchant, c’est la manière dont la famille Ingalls gère ses drames ! On a vraiment l’impression que leur unité et l’amour que chacun porte à l’autre serait capable de déplacer des montagnes. Le courage, la détermination, l’abnégation… Les valeurs portées par la série sont des valeurs saines, et la série parvient avec brio à nous faire ressentir l’unité absolue de la famille Ingalls. Autre facteur prépondérant qui permet aux Ingalls de faire face aux drames, la religion. La famille se raccroche en effet à sa foi pour surmonter les difficultés les plus insoutenables, et les scènes de prières sont plutôt courantes d’un épisode à l’autre. Et même si la série adopte la plupart du temps un ton assez sérieux, l’humour de certaines séquences arrive à alléger la tension et le coté dramatique. Mention spéciale au personnage d’Isaiah Edwards, meilleur ami de Charles Ingalls, qui parvient à apporter une touche humoristique non négligeable par ses facéties constantes et son caractère joyeux.

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Une petite maison pleine d’amour 🙂

Il y aurait tellement de choses à dire sur cette série que je pourrais même y consacrer un dossier complet ! Mais je me suis ici contenté d’aborder les points de la série qui m’ont le plus touché. En près de 9 saisons, la Petite Maison dans la prairie aura marqué l’histoire des séries télévisées par son authenticité, sa proximité mais aussi les valeurs qu’elle dégage : l’entraide, la compassion, l’amour, la tolérance… Une série intemporelle, à voir de 7 à 77 ans, bien loin de l’univers aseptisé et superficiel mis en avant par des séries modernes. Une série que je ne peux que vous conseiller !

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste...

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