Okja, film du réalisateur Joon-Ho Bong produit par Netflix et sorti directement sur la plateforme de vidéo à la demande américaine, est un de ces films dont l’empreinte se fait persistante chez ses spectateurs.

Avant d’entrer dans le détail, une petite rétrospective s’impose. Le film nous raconte l’histoire de Okja, une sorte de super cochon développé par l’industrie alimentaire dirigée par Lucy Mirando, principale antagoniste du film. Le but de la firme ? Mettre fin à la pénurie alimentaire en développant des supers cochons capables de nourrir l’humanité. Ainsi, Okja, l’un de ces supers animaux, est envoyé en Corée du Sud pour y être élevé. L’animal va se lier d’affection avec Mija, petite-fille de l’éleveur et véritable tête brûlée qui ne semble avoir peur de rien. 10 ans s’écoulent alors, et le temps est venu pour Okja, qui a été suivie pendant toutes ces années à l’aide d’une boîte noire, de rentrer aux Etats-Unis pour y subir des examens plus poussés. Un véritable déchirement, pour Mija et Okja mais aussi pour les spectateurs que nous sommes, bouleversés par cette séparation…

Je n’en dis pas plus sur l’histoire du film, mais sachez que celle-ci met à l’honneur de nombreux acteurs au CV plus qu’impressionnant, parmi lesquels figurent notamment Jake Gyllenhall (Life, Nocturnal Animals, Southpaw, Prisoners…), Giancarlo Esposito (l’inoubliable Gus Fring de Breaking Bad) ou encore Steven Yeun, dont le destin tragique a beaucoup fait parler dans la série The Walking Dead. Okja est donc loin d’être un film anonyme produit par un exotique réalisateur coréen, et se donne les moyens nécessaires afin de faire passer son message. Et quel beau message….

D’ordinaire, je dois avouer que je n’étais pas très sensibilisé à la cause animale et au sort réservé aux animaux dans les abattoirs. Je voyais bien évidemment passer de nombreux reportages à la télévision, mais je m’efforçais toujours de fuir ces images, très dures à observer. Un comportement que l’on peut qualifier d’hypocrite, voire même de lâche. Dans Okja, il est impossible de passer à côté de la dureté de certaines images. Le film est d’ailleurs interdit aux moins de 16 ans, ce qui n’est pas anecdotique. Certaines séquences humoristiques et les personnages décalés comme celui de Jake Gyllenhall (qui incarne un docteur déjanté en mal d’affection et imprévisible) parviennent à alléger la tension dramatique du film, mais le message autour de la préservation de la vie animale reste le fil rouge de la production de Joon-Ho Bong.

Okja est un film qui mixe les genres de manière assez habile. Tantôt drôle, tantôt dramatique, il ne perd jamais de vue sa vocation militante en faveur de la défense des animaux et de leur environnement naturel. Je vous défie de voir ce film et d’en ressortir indemne. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement émotif, mais Okja m’a vraiment touché comme jamais un film ne l’avait fait auparavant.

A propos de l'auteur

Etudiant en M2 à Audencia Sciencescom et rédacteur à la croisée des univers ludiques. Les univers numériques composent 70% de ma plume, à vous de découvrir le reste…

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